Marc part en arrêt pour dépression. Personne ne l’appelle. Personne ne suit. Cet article soulève un malaise bien réel : comment réhumaniser les arrêts de travail en santé mentale?

Quand Marc ne reçoit pas de fleurs : réhumaniser les arrêts de travail en santé mentale

Voici une histoire réelle.
Ou plutôt, une situation tristement banale, qui montre l’importance de réhumaniser les arrêts de travail en santé mentale.

Martine part en congé de maladie. Elle a un cancer.
Ses collègues lui envoient des fleurs. Elle reçoit des chocolats. Des messages. Des appels pour prendre de ses nouvelles. Elle sent qu’on pense à elle.

Marc, lui, part en arrêt de travail pour une dépression.
Silence radio. Pas de fleurs. Pas de mots. Pas de suivi.
Et surtout, une grande gêne dans l’équipe.

Pas par malveillance.
Mais parce que la santé mentale reste un tabou.
Parce qu’on ne sait pas quoi dire. Parce qu’on a peur de déranger. Parce qu’on ne sait pas comment agir « comme il faut ».

🎥 J’aborde justement ce sujet dans cette vidéo YouTube : pourquoi il faut repenser la façon dont on accompagne les arrêts pour santé mentale.

Le malaise… et le manque d’accompagnement

Le malaise… et le manque d’accompagnement

Pendant son arrêt, Marc reste isolé.
Aucune communication de la part de l’employeur.
Aucune démarche pour préparer son retour.

La veille de sa reprise, il passe sa soirée à ressasser :

  • Est-ce que mes collègues savent pourquoi je suis parti?
  • Qu’est-ce qu’on a dit sur moi pendant mon absence?
  • Est-ce que je vais être jugé?
  • Et si je n’étais plus à ma place?

Il redoute le regard des autres.
Il doute de lui-même.
Et il revient dans un climat d’incertitude totale.

La santé mentale mérite une approche structurée… et humaine

La santé mentale mérite une approche structurée… et humaine

Un arrêt de travail pour raisons psychologiques n’est pas un échec.
C’est une réalité humaine, qui mérite autant de considération qu’un arrêt physique.

Mais dans bien des milieux, il n’existe aucune procédure de communication, ni avant ni après.
Et c’est là que le malaise prend toute la place.

Des formations existent pour mieux encadrer ces situations. Découvrez-les ici : Formations santé mentale en entreprise – Chantal Dufort

Ce que les entreprises peuvent (et doivent) faire :

  • Maintenir un lien bienveillant avec l’employé en arrêt (sans pression). Bien sûr dépendant des raisons de l’arrêt de travail.
  • Prévoir un plan de retour clair, encadré et adapté.
  • Former les gestionnaires à mieux comprendre et accueillir la santé mentale.
  • Favoriser une culture d’ouverture, où chacun se sent respecté et soutenu.

Et chez vous, comment ça se passe?

Si, en lisant ceci, vous vous dites :

« Ouf… on n’est pas trop à l’aise avec les arrêts pour santé mentale… »

Il n’est jamais trop tard pour faire mieux.
Il est toujours temps de bâtir une culture plus humaine, plus consciente, plus alignée.

Vous pouvez commencer dès maintenant en visionnant cette vidéo YouTube, qui pose les bonnes questions.

Pour aller plus loin

 Vous souhaitez que la santé mentale devienne une réelle priorité dans votre organisation?
C’est exactement pour ça que je fais de la consultation en entreprise.

📩 Contactez-moi ici
Ou rejoignez-moi sur LinkedIn

Ce sera un réel plaisir de devenir l’alliée de la santé mentale de votre entreprise.

-Chantal Dufort